Tarot poétique
Réfléchis à une question dont tu aimerais avoir la réponse.
1-Choisis un nombre entre 1 et 95 au hasard.
2-Lis la réponse à ta question.
3-Si jamais tu as une réclamation, trois possibilités s'offrent à toi :
-Tu peux faire un autre tirage, afin de demander une précision.
-Peut-être n'as-tu pas osé poser la question qui t'occupe vraiment ? Tu peux alors recommencer.
-Si rien n'y fait, vois directement avec l'univers.
Jour 103
Jour 101
Certains souvenirs sont des petits bouts de joie dont on se vêt.
Jour 104
Jour 102
Tu es un mur dressé, une révolte.
Une nécessité animale qui ne revient pas sur ses pas.
Jour 99
L'écriture a tous les secrets dans ses mains.
Jour 97
Nous retirons une à une les épines qui clouaient notre langue au sol.
Jour 100
Sur ta peau, des tricots de coeur.
Jour 98
Soulever le frisson dans les marges.
Jour 95
Le récit débute dans l'infime geste.
Jour 93
Écoute l’oracle dans tes veines.
Jour 96
Rejoindre le dénuement de la parole,
le son du poème, après avoir effacé le bruit de ce qui ne se taisait pas.
Jour 94
Laisser quelques mots sous la peau.
Jour 91
Tu t'attendais depuis tout ce temps, toutes lumières allumées.
Jour 89
Un jour, quelqu'un existe comme une langue qui sauve.
Jour 92
La poésie est ton coeur de rechange.
Jour 90
Rajouter des heures aux femmes.
Jour 87
Point.
À ma ligne.
Aujourd'hui débute la nouvelle partie de l'histoire.
Jour 85
Le poème s’écrit sur nos cous nus.
Jour 88
Donner à l'attente un goût de noisette.
Jour 86
L’inouï tricote l’amour sur les visages.
Jour 83
Trouver le vivant dans le vivant.
Jour 81
Sors la nuit de tes poches.
Jour 84
Les années retrouveront leur chair.
Jour 82
Tu sauteras bientôt une très haute haie.
Jour 79
Mange le bleu du ciel.
Jour 77
Ta liberté a le goût des voix qui chantent, luttes aux lèvres.
Jour 80
Jour 78
Les peurs remontent les fermetures éclairs de nos coeurs.
Jour 75
Ayons conscience en nous.
Jour 73
Son odeur remonte à la surface
comme une citadelle.
Jour 76
Soutenir la poésie, c'est faire le choix de défendre sa liberté.
Jour 74
Accepter notre nom.
Jour 71
Laisser là les sentiments de papier.
Jour 69
Gratte l’enduit des mots.
Jour 72
Demander à la nuit.
Jour 70
Jour 67
Jour 65
Jour 68
Donnons de l’air aux liens.
Jour 66
La poésie, c’est rencontrer
une part inespérée de soi.
Jour 63
Ne rien attendre serait tout avoir.
Jour 61
Le corps en ultime silence.
Jour 64
Personne n'a le droit de faire
sursauter ton âme.
Jour 62
Les émotions en bouquet d’illusions.
Jour 59
Jour 57
À la naissance,
chacun reçoit une pelote à démêler.
Jour 60
Jour 58
Jour 55
Ne pas vivre sur le bout de sa langue.
Jour 53
Abricote-moi.
Jour 56
Le mimosa, comme une peau de soie sur nos cicatrices.
Jour 54
Jour 51
On pousse sur la terre de notre enfance et la fertilité de nos choix.
Jour 49
Ses pluies d'enfant ont creusé des vallée.
Jour 52
Aime-le/la à t'en incendier les mots.
Jour 50
Jour 47
La poésie permet au coeur
de sortir de là où il habite.
Jour 45
Ne plus avoir peur pour nos filles,
c'est leur rendre leur pouvoir.
Jour 48
Franchir le seuil de ce qui nous attend,
et recevoir le monde en plein dans les yeux.
Jour 46
Le regard des hommes range encore notre chevelure sauvage en chignon.
Jour 43
Mon nom n'a plus besoin de vos bouches.
Jour 41
Rêver, c'est laisser souffler le jour.
Jour 44
Nos corps sont des poèmes ?
Jour 42
La colère déchire les avancées.
Jour 39
L'engagement a la soif d'une rivière.
Jour 37
Pourquoi les siècles ne consolent-ils pas de tout ?
Jour 40
Écoute ce que les peaux chuchotent.
Jour 38
Le temps ramène toujours ce qui n’est pas réglé à la surface.
Il faut finir de s’y écorcher les genoux.
Jour 35
Prenons des forces dans nos étés.
Jour 33
La poésie accouche sans fin d’une lune.
Jour 36
`
Jour 34
Inspirons même les jours où les secondes sont loin.
Jour 31
Brandir sa parole au grain profond.
Jour 29
La chute est un lâcher-prise
qui hésite encore.
Jour 32
Soyons dans notre propre geste.
Jour 30
Marcher à petits mots.
Jour 27
Se lever, enfiler le jour, essayer le temps,
le temps d’aujourd’hui.
Jour 25
Où sommes-nous libres ?
Où sommes-nous je ?
Jour 28
Chacun penche le plus droit possible.
Jour 26
La liberté a le goût des voix qui tranchent, bagarres aux lèvres.
Jour 23
Ne pas laisser l'hiver recouvrir notre été.
Jour 21
Accueillir les ombres.
Jour 24
On naît poreux au monde.
Jour 22
Laisser partir ceux que l’on aime.
Jour 19
Oublier le parfum obsédant
des branches sans feuilles.
Jour 17
Jour 20
On est à peu de vivre.
(Immense éclat de rire)
Jour 18
Nous sommes des langues accidentelles.
Jour 15
Le rire aère la vie,
fait du bouche-à-bouche à la joie.
Jour 13
Sortir les mains des poches gelées
du passé.
Jour 16
Une goutte de pluie dans la paume de la main roule dans le jour.
Jour 14
Rêver pour toustes
d’un courage à trois mâts.
Jour 11
Laisser là les mots de feutrine,
les mots amortis.
Jour 9
Plonger dans les jours d’équinoxe,
pour avoir
ne serait-ce que la moitié du bonheur.
Jour 12
Mille sœurs aux bras branches pour caresser ses noeuds.
Leur lumière a tout refermé.
Jour 10
Le corps des femmes vit parfois
dans une solitude plus grande
que le mot pour la désigner.
Jour 7
Notre premier cri laisse place à notre premier silence.
Jour 5
Il est venu le temps de raccommoder nos langues à nos peaux et nos peaux à la terre.
Jour 8
Écrire avec ce que l'on ne sait pas.
Jour 6
Se serrer à la trame de nos amours.
Jour 3
Il est des matins à revers.
Il faut arracher l’air à l’air.
Jour 1
Chacun.e dénoue ses forêts.
Jour 4
Il faut soutenir les élans fragiles de l’enfance.
Jour 2
Tracer autour de nos insécurités
un cercle d’or.