© 2017 par Floriane Durey. Créé avec Wix.com

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ScÉnographie

Après l'installation "Être, c'est peut-être", plusieurs chorégraphes m'ont engagée à explorer la scénographie pour la danse contemporaine. 

Perrine Gabrielsen, de la Compagnie Perrine Gabrielsen, en faisait partie et m'a un jour demandé de réfléchir à celle de sa création "La femme est un Homme".

Lors d'une semaine de travail de la Compagnie, aux éclats chorégraphiques à La Rochelle, j'ai ainsi exploré plusieurs pistes avec la chorégraphe autour de son travail qu'elle définit ainsi : 

"De, par et sur les femmes… Voilà ce qui pourrait en premier lieu évoquer la pièce chorégraphique de la Compagnie Perrine Gabrielsen La femme est un Homme. Créée par une femme, dansée par des femmes, elle porte un regard factuel sur la femme aujourd’hui.

Après avoir entendu une longue série de petits noms donnés à la femme, collectionnée par l’artiste Annette Messager, Perrine Gabrielsen a l’idée de poursuivre cette liste. Elle découvre alors qu’au nom commun « femme » dans le dictionnaire, les synonymes proposés, allant de l’agréable à l’insupportable, dépassent l’entendement…

Cette accumulation de noms, petits noms, surnoms de la femme, devancés par un pronom possessif et prononcés par un homme, devient sa base de travail. La femme est, en la possession de l’homme, plurielle, multi casquettes, multi facettes.

Si les femmes de La femme est un Homme acceptent de « jouer aux dames » et de n’interpréter que des poupées qu’on leur demande d’être à travers le célèbre dicton « sois belle et tais toi », ce n’est que pour mieux exploser par la suite. Car la femme est un Homme, rien de moins. Un être humain, un corps fait de chair, de sang, d’eau, d’os et de muscles.

La femme est un Homme qui est une femme…aux diverses particularités avérées et assumées.

La femme parfaite hitchcockienne se libère pour s’offrir une danse puissante, physique et insolente, la montrant décoiffée, transpirante, essoufflée, vivante."

 

Il s'agissait pour moi, d'apporter mon regard et mon univers poétique, tout en me fondant dans celui de la chorégraphe. Nous sommes parties de l'idée que les femmes fonctionnaient souvent avec des listes de tout ce qu'elles avaient à faire et que ces listes les envahissent jusqu'à ce qu'elles les deviennent, sans plus aucun espace pour être, pour respirer ou pour devenir. C’est ce que j’ai essayé de symboliser à travers les deux propositions d’installation.

"Se tenir droite au monde- Acheter du raison bio- Ne pas être en exil du féminin- Prendre rendez-vous chez le dentiste- Adoucir le quotidien- Enregistrer l’émission sur les pandas en voie de  disparition pour l’école- Tourner sept fois sa langue dans sa colère- Remercier Rosalie d’avoir récupéré les enfants- Ranger sa vie en bordant les doutes- Prendre tous les billets de train pour cet été- Penser à l’aimer mieux- Ne pas oublier de dire aux voisins que leurs carte de bonne année était touchante- Ne pas perdre espoir face au trop- Acheter sa teinture auburn qui couvre bien les cheveux blancs- Parcourir son monde- Prévoir le menu pour samedi- Plier ses peines- Vérifier le débit du 3 Janvier- Raccourcir le quotidien- Retapisser le couloir d’entrée avec un papier clair- S’aimer un peu." 

 

 

 

 

 

 

 

Chorégraphie: Perrine Gabrielsen

Interprétation: Cindy Gillier, Solenne Gros de Beler, Perrine Gabrielsen

Scénographie: Floriane Durey

Regard extérieur: Amine Boussa / Compagnie Chriki’z

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