© 2017 par Floriane Durey. Créé avec Wix.com

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Ecrits

Extrait du texte de l'installation "Le chant des racines", écrit par Floriane Durey

"Le chant des racines

 

A travers ton esprit de montagnes muettes, 

J’entends l’écho vide d’un chemin,

Ta bouche sans langue ne chante plus, 

Tes racines de sang, de terre et d’horizons, 

 

Elle les a un jour chantées."

Extrait du texte de l'installation "Etre, c'est peut-être", écrit par Floriane Durey

"Être, c’est désobéir au chant parfait. C’est construire son horizon ourlé des autres. C’est accepter un novembre sans rêve. C’est parfois le vertige de trop nombreux chemins. C’est se séparer de la mélancolie d’un autre temps. Être, n’est jamais trop tard.  Être, c’est peut-être essayer jusqu’au soir. Être c’est tout simplement ta main sur mon visage et mon visage qui t’aime mon amour. C’est peut-être le silence de cocon. Être, c’est prévoir de façon raisonnable les moments de peine de sa vie. C’est se souvenir sans pleurer. Être, c’est sans retenue. C’est s’irriguer de ton regard d’enfant. Être, ça n’est pas juste le premier cri. Être c’est un million de soupirs. Être, c’est ici maintenant. Être, ça parle de répétitions, d’habitudes et de volées en éclats. Être, c’est plus difficile que de ne pas être. Être, c’est rire devant le reflet de son égo. Être, c’est engager ses pas vers. Être, c’est ne rien attendre. C’est surgir. C’est rugir. C’est pulvériser notre énergie sur notre chemin. Être, c’est toi, toi toute entière dans mon cœur d’amour sauvage. Être, c’est traverser. C’est revenir sur ta rive, puis repartir. Être, c’est une vague de sens et de tendre. Être, C’est vaciller. Être commence à l’unisson des trêves. Être, c’est le désarroi des hommes. C’est enfiler le temps. C’est un passage avide. Être, c’est détricoter patiemment les mailles de nos pulls trop grands. Être, ça n’est jamais qu’écrire plusieurs brouillons de soi. Être, c’est follement fou. Être, c’est sillonner ta vie. C’est large. Être, c’est bondir dans un espace feuille-faille inconnu. Être, c’est un risque. Illicite de soi, largement, large. Être, c’est peut-être raser le silence de notre ancien souffle. C’est oser le geste. Être, c’est peut-être l’oraison d’une histoire à laquelle nous étions seul à croire. Être, c’est nager vers les rives d’un début. Silencieusement. C’est arracher son ancienne peau dans les moindres détails. C’est refuser ses propres restes, même ceux qui parlent haut. Être, c’est peut-être oublier sa langue sans peur, ses désirs de peu. Être, c’est user le rythme des retours à l’identique. Être, c’est lire dans l’orage des étincelles. C’est la limite de la peau à la lisière de l’air. Être ne ment pas. Être, c’est peut-être naître." 

Extrait du texte de l'installation de l'appartement poétique, co-écrit avec Sophie Bobineau et Christine Kunz, avec des vers du poète Azad Zyia Eren.

"D’abord, j’ai peur du monde, toi attachée maladroitement à la force des mots.Moi, au bord du jour, de tes lèvres, du déséquilibre et de la fulgurance de ton verbe. Tu effleures l’être. L’ombre de l’âme incolore demeure intouchable.Et tu es de ces âmes-là, celles dont la couleur est encore inconnue aux yeux des hommes. Ta voix est née il y a longtemps. Elle était sans parole. Etlire le début de cette voix va occuper des milliers de vies. Nous devrons préserver ton origine, mêmes attachés maladroitement à la force du monde. Nous voudrions être le silence de quelque chose et son ignorance.Source première. Il faut tout oublier pour savoir vraiment. Les mots abandonnés au vide sont les seuls à pouvoir trouver ta trace. Engloutis en de sonores sables émouvants,"

Texte de l'installation du poème d'ombre et de lumière. Installation de Floriane Durey et Sophie Bobineau

Rage,

cœur,

souffle,

 

Le

monde

vibre,

 

Luttes,

doutes

fertiles,

 

L'homme

marche

dans

la 

pensée

vivante,

 

Cultivons

nos

terres

insoumises,

 

Fertilisons

l'écho

des

pavés

anciens,

 

Repeuplons

les

paroles

de 

sens,

 

Ouvrons

les

frontières

poétiques,

 

Tissons

l’horizon

humain,

 

Récoltons

le 

vent

libre

de 

nos

pas.

 

Extrait du texte de l'installation de l'appartement poétique, Floriane Durey et Sophie Bobineau

"Comme une envie de fracasser le monde, les murs, les tombes. De glisser sur la raison, d’emmêler les saisons et la chevelure de nos mots, de s'arracher à soi, même si la chute. Comme une envie de déchirer la nuit, de cracher les bruits qui obstruent le sens, de tordre les limites jusqu’au sang, même si la lutte. Puisque nos bouches embrassent le vide, déchirons nos majuscules. Et construisons la suite. Un monde délié de l’architecture de nos doutes, sans échafaudage de nos peurs. Affrontons les murs ineffables au pied desquels aucun sursaut d’humanité. Murs de cris vides d’écho. Murs d’absences et d’absents, peaux à la frontière du visible. Combien de murs, combien de cris tranchent encore le ciel, entaillent les regards. Le vent ne balaye plus les visages. Ciment contre joue. Joue contre limite. Murs durs. Les frontières brisent les corps. Sans relâche. Le soleil se couche tôt derrière les murs. Construisons le jour. Tissons les aubes dans les failles du béton. Il faut croire aux matins des hommes. Rêves fous d’une urbanité humaine. Rêves fous terrassés d’individualité. Comme des briques sèches rivées au déséquilibre, les solitudes s’empilent sans fils tendus entre. Aujourd’hui matin, Pluie de parpaing et d’amertume. Le crépi griffe la peau de l’âme. La violence pourpre des jours engloutit le repos de nos nuits. Les murs tissent l’étau de nos mots. Ils dressent les silences et les luttes, brisent le vent de nos envies. Les poings retenus, nos bouches rejettent les fins heureuses. De ces fins construisons les débuts. Habillons-nous du reste de nos vies. Choisissons nos murs en mouvement. Semons du vent et de l’espace entre. Agrandissons-nous de nos incertitudes. Y aura-t-il toujours dans le temps, nos têtes à peine levées ? Y aura-t-il toujours dans l’élan, un bruit de verre brisé ? Y aura-t-il toujours dans le vent, les larmes d'une audace réprimée ? Y aura t-il toujours dans le sang un bout d’âme oubliée ? Y aura t-il toujours dans le sang un bout d’âme oubliée ? Ne jamais s’excuser d’être un si petit bout d’âme. Dresser la voix, fermer les yeux et traverser. Il paraît que bien ajustés, les arcs-en-ciel dénouent le monde." 

 

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